Pour être recrutés en 2020, soyez entiers !

“Comment faire la différence lorsque l’on postule à l’emploi de ses rêves ?” La question a sans doute causé quelques sueurs froides aux chercheurs d’emploi. Elle en aura peut-être même découragé plus d’un. Car avant un premier entretien, le bilan de son « soi » professionnel qu’impose de rédiger un CV et une lettre de motivation n’est pas aisé. Quelles expériences faut-il valoriser ? Seront-elles suffisantes pour décrire les compétences ?

Aujourd’hui, le CV comme la lettre de motivation restent des passages obligés à toute candidature. Mais le regard qu’y portent les recruteurs a évolué. Les chercheurs d’emploi n’en sont pas toujours conscients.

Certes les hard skills, autrement dits les compétences techniques, sont toujours les stars du CV pour les recruteurs[1]. Mais, tandis que 92 % des candidats pensent que faire figurer leur formation reste un critère majeur, 61 % de ceux qui embauchent n’attendent pas d’eux qu’ils aient suivi un parcours type pour exercer leur métier.

Les recruteurs sont en quête de talents « personnalisés ».

Résultats : les anciens carcans du CV qu’étaient l’école fréquentée, le diplôme ou les années d’expérience à un poste identique, s’effritent. Et l’identité personnelle des candidats prime. Les loisirs, centres d’intérêt et autres activités non professionnelles qu’on avait l’habitude de résumer en deux lignes au bas de son CV sont désormais scrutés de près.

Les candidats à l’emploi auraient donc tort de ne pas évoquer leur passion pour les voyages en sac à dos, la flûte traversière ou le street art, ou leur engagement dans une coopérative dédiée à la permaculture. Ce sont autant d’informations qui permettent de révéler leurs mad skills (compétences folles) et leurs soft skills (compétences douces). Parmi elles, l’adaptabilité est sans aucun doute la compétence la plus recherchée par les employeurs. Aussi, des expériences atypiques, des périodes d’inactivité ou des informations permettant de justifier la diversité d’un profil jouent désormais en faveur des candidats.

Dans une économie digitale accélérée et en quête d’innovation, la singularité et l’adaptabilité rejoignent donc les savoir-faire qu’attendent désormais les recruteurs. C’est encore plus vrai au moment de l’entretien. 50% d’entre eux se sont par exemple déjà laissés convaincre par des profils dédiant énormément de temps à des projets personnels. Pourtant près d’un quart des chercheurs d’emploi trouvent encore déplacé d’évoquer ce qui les définit le mieux lors d’un entretien d’embauche.

Du CV à l’entretien, ceux qui recrutent veulent donc retrouver des éléments de la personnalité. La diversité des profils (62 %) l’emporte largement sur la similarité (25%) car elle permet de constituer des équipes complémentaires.

Conseil aux candidats : il ne faut donc rien taire et surtout être soi-même, entier, la somme de toutes ses qualités – hard, soft et mad -. Alors que l’Entreprise se transforme en brisant les silos, les potentiels futurs collaborateurs doivent également accompagner ce mouvement : Il est désormais crucial pour tout chercheur d’emploi de savoir valoriser le professionnel, mais aussi l’individu qu’il est.


[1] Etude Indeed France par Bilendi, “regard croisé recruteurs/chercheurs d’emploi sur les soft skills” (Sept. 2019)

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