Les soft skills : un savoir-être de plus en plus plébiscité par les employeurs

Le savoir-faire technique sera-t-il bientôt détrôné par les soft skills ? Il semblerait que cela soit le cas. À une époque où la plupart des métiers sont voués à de grandes mutations, les entreprises misent sur les compétences comportementales de leurs employés pour transformer leur organisation.

 

L’intelligence émotionnelle, un atout pour décrocher un emploi

Longtemps favorisées par rapport aux « soft skills », les compétences techniques seules ne suffisent plus pour séduire un employeur. Le monde du travail, en perpétuelle mouvance, impose une nouvelle approche aux entreprises, qui doivent aujourd’hui revoir continuellement leurs processus de travail. C’est dans ce contexte tendu que les soft skills prennent toute leur importance. Le savoir-être des différents collaborateurs est devenu un facteur clé de réussite pour une entreprise en pleine transformation.

Selon une étude publiée par Pôle Emploi, les employeurs sont 60 % à estimer que la capacité d’adaptation et la polyvalence sont les premières qualités qu’ils recherchent chez un candidat. Les critères qui suivent sont la créativité, le souci du service délivré au client ou encore la pensée critique. D’après l’Apec, les professionnels des ressources humaines sont même 52 % à privilégier les softs skills aux hard skills. À diplôme égal, elles permettent d’identifier le candidat qui saura le mieux s’adapter à la culture d’entreprise et construire des relations saines et fructueuses avec ses collègues.

 

Mesurer le potentiel « savoir-être » d’un candidat

Évaluer le potentiel « savoir-être » d’un candidat est un véritable défi pour les ressources humaines. En effet, les soft skills sont divisées en plusieurs domaines de compétences comportementales : conscience de soi, autogestion, conscience sociale et gestion des relations. Le recruteur est donc amené à évaluer le potentiel d’un candidat en tenant compte du domaine d’intelligence émotionnelle lié au poste à pourvoir. Chez un manager, on étudiera sa capacité à se positionner en mentor ou ses aptitudes en gestion de conflits. Un salarié destiné au delivery sera quant à lui plutôt évalué sur ses respects des délais en étant ponctuel, par exemple, sa capacité d’adaptation ou sa gestion du stress.

Des tests RH ont été développés pour mesurer ces compétences. Plus précis que les textes comportementaux généraux, ces outils permettent d’évaluer la faculté d’un candidat à s’adapter dans un environnement défini. Utilisés par de grands cabinets de recrutement, ils aident à quantifier le taux de compatibilité entre un candidat et une entreprise.

 

Soft skills : Quantifier les progrès au même titre que les résultats

Intégrer dans une organisation les soft skills comme compétences indispensables au même titre que le savoir-faire technique nécessite une approche innovante. Alors que la tendance est à l’évaluation des salariés sur leurs résultats, notamment au travers de l’entretien annuel d’évaluation, la mesure de la performance des soft skills s’effectue en continu. Les progrès réalisés et les moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs sont tout aussi importants que le résultat en lui-même.

Développer son potentiel soft skills se travaille au quotidien. Il n’est pas question pour le salarié ou le candidat de changer sa façon d’être, mais plutôt d’apprendre à interagir harmonieusement au sein de l’organisation qui l’emploie. Quand on sait que la plupart des métiers actuels n’existeront plus dans 15 ans, développer son potentiel savoir-être et ses compétences numériques est plus qu’indispensable pour travailler son employabilité sur le long terme.

 

Claudia Kespy-Yahi

Claudia Kespy-Yahi

Fondatrice et Dirigeante chez Cap Enfants
Claudia Kespy-Yahi est la fondatrice et dirigeante de Cap Enfants. Depuis 2006, le groupe de crèche Cap Enfants est engagé au service d’entreprises, des TPE aux multinationales, d’institutions et auprès de parents pour le bien-être et l’épanouissement de nos jeunes enfants. Cap Enfants propose une expérience collaborateur porteuse de sens, attractive et fidélisante pour le bien-être des collaborateurs et leurs enfants.
Claudia Kespy-Yahi

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Claudia Kespy-Yahi est la fondatrice et dirigeante de Cap Enfants. Depuis 2006, le groupe de crèche Cap Enfants est engagé au service d’entreprises, des TPE aux multinationales, d’institutions et auprès de parents pour le bien-être et l’épanouissement de nos jeunes enfants. Cap Enfants propose une expérience collaborateur porteuse de sens, attractive et fidélisante pour le bien-être des collaborateurs et leurs enfants.

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