Guerre des talents : les compétences au cœur de la bataille

Fait inéluctable, le monde du travail est en constante évolution et les entreprises doivent faire face à des défis les obligeant à repenser complètement leurs processus et la gestion de leurs équipes. In fine, elles s’adaptent et opèrent des changements incrémentaux. Parmi les plus grands défis de ces dernières décennies, le besoin de résilience et d’agilité de la part des organisations, mais aussi des collaborateurs, se fait plus que jamais ressentir. La résilience et l’agilité sont des compétences élémentaires pour permettre à l’entreprise et aux collaborateurs de faire face aux changements permanents et créer des opportunités de croissance. En effet, les entreprises identifient de plus en plus les compétences comme un facteur clé de réussite. À ce titre, la fonction RH doit s’assurer de la montée en compétence des collaborateurs (Upskilling) et d’anticiper les de nouvelles compétences pour les besoins futurs (Reskilling).

Les compétences, un enjeu de croissance pour l’entreprise

L’enjeu est de taille car selon le Forum économique mondial, ce sont près de 54 % des postes en entreprises qui vont nécessiter une démarche de Reskilling et d’Upskilling dans les trois prochaines années. Un délai qui se réduit lorsque l’on demande leur avis aux collaborateurs, qui pour 40% d’entre eux pensent qu’ils seront amenés à monter en compétences dans les six prochains mois pour rester performants.

Le défi est double. D’une part accompagner les collaborateurs sur l’intégration et la compréhension de nouvelles compétences essentielles pour leur carrière. De l’autre, il faut permettre à l’entreprise de créer de nouveaux métiers pour répondre aux nouveaux besoins du marché. Maintenir ce travail simultané donne l’opportunité à l’entreprise de rester compétitive sur son secteur.

Le défi auquel les entreprises font face aujourd’hui est d’une ampleur exceptionnelle mais pas insurmontable pour autant. La montée en compétences et la création de nouvelles compétences nécessitent une formation régulière des équipes. Un besoin qui correspond aux attentes des collaborateurs puisqu’ils sont 77 % à déclarer vouloir en acquérir de nouvelles, selon une étude PWC. De plus, permettre aux salariés de pouvoir s’engager pleinement au sein d’un processus de formation, et ce de façon régulière, favorise le sentiment d’appartenance à l’entreprise, la fidélisation et la motivation des équipes.

IA et données : vers plus d’efficacité de la gestion des compétences ?

Le Forum économique mondial indique également que les bénéfices perçus par l’entreprise sur l’implémentation d’une stratégie d’Upskilling et de Reskilling peuvent se mesurer à partir de la première année. Une affirmation qui se base sur l’observation des réussites des entreprises ayant mis en place cette démarche. Par ailleurs, les entreprises qui s’illustrent sont celles qui ont repensé et pleinement intégré leur stratégie de formation tout au long du processus RH et au cœur de l’expérience collaborateur. Une méthode soutenue par le déploiement de solutions basées sur l’Intelligence Artificielle qui permettent aux décideurs et à la fonction RH de suivre, en temps réel, les besoins en termes de compétences. En d’autres termes, une vision holistique pour la stratégie globale de l’entreprise et pour le parcours du collaborateur. Les fonctionnalités d’IA aident ainsi les entreprises à identifier les compétences déjà présentes, celles manquantes et celles qui seront essentielles à l’avenir. L’IA améliore donc l’efficacité des entreprises sur la gestion des compétences et des carrières. Des enjeux clés pour émerger dans le monde du travail de demain.

L’actualité intensifie la guerre des talents et la démarche d’Upskilling et de Reskilling prend ici tout son sens. En se reposant sur l’IA et la science de la donnée, les entreprises seront ainsi plus efficientes quant à l’identification des compétences en devenir et les formations à mettre en place pour y parvenir. Ces avancées technologiques couplées aux programmes de formations adéquats participent à la réduction de l’écart existant entre les compétences disponibles aujourd’hui au sein de l’entreprise et celles qui seront existentielles pour demain.

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