Et si les 30 premiers jours de vos collaborateurs étaient les plus décisifs dans leur intégration professionnelle ?

Si beaucoup d’entreprises optent pour la formation « sur le tas » qui amène l’employé à apprendre son travail au fil de l’eau, il ne faut pas mettre de côté le parcours d’intégration, qui reste une étape cruciale pour créer du lien et fidéliser une nouvelle recrue à la culture de l’entreprise. Dans un contexte où seulement 25% des employés français se sentent connectés à leurs dirigeants et 13% à leur siège social (*), créer cette connexion dès le début est indispensable.

En effet, l’occasion de faire une bonne première impression ne se représente jamais. L’employeur doit donc veiller à se doter d’un parcours d’intégration adapté permettant à leurs nouvelles recrues de se sentir bien accueillies, valorisées et préparées.

Une fois qu’on adopte une procédure adéquate, il faut néanmoins s’assurer de la renouveler de temps à autre pour veiller à ce qu’elle reste pertinente à tous points de vue. À la fin de la période d’onboarding et une fois que la recrue est considérée opérationnelle, pourquoi ne pas lui demander des  retours d’expérience ? Ce rapport d’étonnement lui permettra d’évaluer de son œil neuf les process avec son manager.

Personnaliser le processus d’intégration

Chaque recrue étant unique, son expérience de l’intégration doit l’être aussi. Afin que le processus d’accueil soit personnalisé, agréable et surtout efficace, des mesures comme l’attribution de parrains aux nouveaux venus peuvent aider les employés à faire connaissance et à réfléchir ensemble à des projets professionnels.

C’est également en établissant clairement ce qu’on attend des recrues et en analysant leurs résultats de façon régulière et constructive, qu’on leur permet de se sentir valorisés. L’idée est qu’ils aient le sentiment d’être un des rouages essentiels de la réussite de leur entreprise. Cela peut conditionner, à court et long terme, l’épanouissement des individus comme des entreprises, surtout lorsque l’on sait que 85% des employés pensent que leur siège social saisit le rôle qu’ils jouent et la valeur qu’ils apportent à l’organisation (*).

Prendre en compte les aspirations et exigences des millennials

Les millennials arrivent en entreprise avec des aspirations propres à leur génération. Or, ils constitueront 50 % de la population active mondiale d’ici 2020, ce qui amène à penser que la demande de technologies de qualité sera vouée à s’intensifier.

Les entreprises qui accroissent la productivité des activités collaboratives amélioreront leur performance financière et feront de leurs ressources humaines un avantage concurrentiel. Cela leur permettra de mettre sur pied des équipes mobiles et très motivées qui, à leur tour, contribueront à la croissance de l’organisation. En bref, c’est une solution qui profite à toutes les parties, pour peu qu’elles s’y mettent dès maintenant. 

Intégrer l’ensemble des salariés et s’adapter au contexte professionnel de chacun

Même si cela semble aller de soi, les employés sur le terrain sont aussi ceux qui, de part leur mobilité, ont le moins accès aux communications internes. Mais qu’ils soient commerciaux itinérants, livreurs ou encore agents de fabrication dans une usine, ces salariés qui n’ont en général pas d’ordinateur, de smartphone ou d’email professionnels fournis par leur structure, ne doivent pas pour autant être mis à l’écart de l’information de leur entreprise, et encore moins d’un réel processus d’intégration.

D’ailleurs, 16 % des employés sur le terrain pensent fermement qu’ils ont une voix au sein de leur organisation (*). Il est donc important de penser à s’assurer de la qualité de l’intégration de l’ensemble des salariés, en prenant en compte le fait que l’environnement peut être parfois plus complexe pour certains.

Faciliter la vie des nouvelles recrues passe également par l’élaboration d’un organigramme pour tous et par tous, c’est-à-dire présentant les collaborateurs du siège comme ceux travaillant sur le terrain – je suis en effet convaincu que réduire la distance entre les différentes équipes peut bâtir une culture d’entreprise solide et ainsi inculquer dès le départ un réel sentiment d’appartenance à une communauté.

Si l’entreprise est dotée d’un outil collaboratif performant, certaines fonctionnalités peuvent venir faciliter cette démarche de simplification telle que la recherche avancée et multicritères pour rechercher une personne ou encore l’utilisation de groupes pour diriger les nouveaux arrivants vers les fichiers pertinents ou des liens vers la formation et les ressources de pré-intégration.

(*) D’après une étude menée en France par Censuswide du 21.08.19 au 28.08.19 dans des entreprises de plus de 500 salariés, avec 501 salariés travaillant sur le terrain et 500 salariés du siège ou cadres.

Julien Lesaicherre

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