À qui confier sa transformation digitale ?

Évolutions réglementaires, arrivée massive de la génération Z, transformations des méthodes de travail… Il y a fort à parier que 2019 sera une année mouvementée pour les professionnels des ressources humaines. Tour d’horizon des tendances à anticiper.

L’année du télétravail

En septembre 2017, les ordonnances Macron reconnaissaient et encourageaient le télétravail occasionnel. Depuis, son usage n’a fait qu’augmenter et, selon un sondage de l’IFOP, un quart des salariés le pratique d’ores et déjà. Une tendance qui devrait s’accentuer en 2019 sous la pression de nombreux paramètres : hausse des prix du carburant, préoccupations écologiques, généralisation des outils cloud, popularité croissante auprès des salariés… Les étoiles semblent alignées pour faire de 2019 l’année du télétravail.

Un recours aux freelance plus fréquent

La proportion de travailleurs indépendants dans la population active ne cesse d’augmenter et atteint désormais 10%. Dans de nombreux secteurs et en particulier dans les domaines de l’informatique et du marketing, le recours aux freelances tend ainsi à se généraliser. Pour les RH, cette tendance est synonyme de remise en question : le recrutement, la formation et l’intégration des travailleurs indépendants ne peuvent se faire selon les mêmes modalités qu’avec des collaborateurs salariés. Certains services RH ont ainsi créé des postes dédiés à la gestion de ces collaborateurs si particuliers.  En 2019, ce type de poste pourrait bien devenir monnaie courante.

La généralisation des négociations sur la pénibilité

Depuis le premier janvier 2019, certaines entreprises qui n’étaient pas concernées par les négociations sur la pénibilité et les risques professionnels le seront désormais. Toutes les entreprises de plus de 50 salariés (ou appartenant à un groupe de plus 50 salariés) dont 25% sont exposés à l’un des six facteurs de risques professionnels, contre 50% auparavant, devront désormais organiser ces négociations. Sont également concernées les entreprises qui ont un taux de sinistralité au titre des accidents du travail et des maladies professionnels supérieur à 0,25.

La résorption des inégalités hommes/femmes

2019 sera également une année charnière dans la lutte contre les inégalités de genre. La résorption des inégalités de salaires est ainsi encouragée par la loi Avenir Professionnel du 5 septembre 2018 dont les décrets d’application devraient être publiés en début d’année. Elle prévoit que les entreprises de plus de 250 salariés (les entreprises de taille plus faibles ne seront concernées qu’à partir de 2020) doivent publier des indicateurs relatifs aux écarts de salaire entre femmes et hommes au sein de leur organisation et les mesures mises en place pour réduire ces écarts.

Une lutte renforcée contre les actes sexistes

Une autre mesure de la loi Avenir Professionnel concerne au premier chef les relations de travail entre hommes et femmes : l’obligation pour les entreprises de plus de 250 salariés de désigner des salariés référents en matière de lutte contre le sexisme. Ceux-ci seront chargés d’informer, d’orienter et d’accompagner les autres salariés au sujet du harcèlement sexuels et des agissements sexistes. Le Comité Social et Economique de l’entreprise devra faire de même et désigner un membre référent par l’adoption d’une résolution à la majorité. Le décret d’application devrait être publié au cours de l’année et faire de 2019 un moment clef de la lutte contre le sexisme en entreprise.

Laurent David

Laurent David

Principal en Management de Transition - Digital chez Robert Walters
Laurent David

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