Formation professionnelle : comment conserver son employabilité ?

« Il faut sortir la formation professionnelle de son modèle obsolète » alerte Fabien Ben N’Sir, cofondateur de Shake my Firm. « Et si nous inventions une formation (initiale) qui nous suivrait tout au long de notre carrière professionnelle ? ». Malgré la réforme de la « loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » sortie en novembre dernier, le tableau dressé par la publication d’études récentes est sombre :

  • Moins de six Français sur dix estiment que l’offre de formation est adaptée au marché du travail et suffisamment innovante selon une étude Harris Interactive,
  • Près d’un actif sur quatre ne sait pas ce qu’est le compte professionnel de formation (CPF), outil pilier de la réforme,
  • et près de la moitié des Français ne sait pas vers qui se tourner pour orienter sa carrière, selon l’Observatoire des trajectoires professionnelles.

Ce constat est partagé par Fabien Ben N’Sir, cofondateur de Shake my Firm. L’héritage de la culture industrielle productiviste du XIXe laisse place à de nouveaux modèles professionnels avec au cœur du processus, la transformation digitale. Celle-ci devient incontournable et s’inscrit dans un temps long pour toute entreprise (peu importe sa taille). Tout l’enjeu des salariés est de réussir à trouver leur place dans cette nouvelle organisation du travail.

À nouvelle façon de travailler, nouvelles manières de se former

Les technologies, les usages, les attentes des consommateurs, impliquent de maîtriser de nouvelles compétences pour les salariés ou les indépendants. Dans ce contexte, la formation professionnelle prend une dimension stratégique dans les parcours de chacun, à condition toutefois qu’elle soit modernisée. Aujourd’hui, 97 % des ressources humaines tiennent compte des soft skills dans leurs démarches de recrutement, 52 % les considèrent d’ailleurs comme un critère déterminant à l’embauche (selon Monster.fr). En effet, les compétences techniques (hard skills) et l’expérience ne suffisent plus aujourd’hui à garder un poste. C’est certainement la raison pour laquelle beaucoup de Français considèrent la formation comme inadaptée. Pourquoi apprendre à utiliser un nouveau logiciel qui sera obsolète dans les années à venir ? Ne faudrait-il pas plutôt, par exemple, réussir à piloter un projet d’envergure avec des profils très différents où partenaires et fournisseurs, travaillent de concert depuis plusieurs sites répartis dans le monde ?

Les fondateurs de Shake my Firm ont créé leur plateforme avec l’ambition de casser les codes de la formation en mettant l’accent sur l’expérience pour que chaque apprenant puisse acquérir un savoir-faire et  un savoir-être.

L’expérience permet de revenir à une démarche centrée sur l’humain, à un savoir précieux issu du terrain et redonne du sens à l’action. La formation combinée à l’expérience, revêt alors différentes fonctions : émulatrice, inspirationnelle, transformative, fédératrice et émotionnelle. Elle est en soi, un véritable accélérateur de la formation.

Accéder plus facilement à la formation

Toutefois, 62 % des sondés affirment ne pas avoir connaissance de l’offre de formation professionnelle qui existe près de chez eux. Comment alors encourager au maximum l’entrée en formation ?

« Notre manifesto Shake My Firm prend un parti pris fort : « Pourquoi devrait-il toujours être plus facile de réserver 7 jours de vacances à 3000 km que deux jours de formation dans le 13ème ? « .   Se former doit être un acte simple et réalisable au quotidien. D’ici quelques années, la plupart des corps de métiers seront modifiés en profondeur avec la généralisation de l’intelligence artificielle et l’automatisation de la plupart de tâches. En outre, beaucoup d’entre nous coopérerons avec un dispositif d’IA réinventant l’organisation du travail. En France, nous accordons encore trop d’importance à la formation initiale alors que se former au tout long de sa vie devrait être naturel.

Aujourd’hui, les trajectoires de carrière ne sont plus toutes tracées. Nous connaîtrons tous des évolutions d’activités douces voire des changements plus radicaux. Certains deviendront des profils « slasheurs » tandis que d’autres travailleront main dans la main avec des robots. « Quoi qu’il en soit, il faut que chacun soit en mesure de pouvoir « s’outiller » comme il l’entend. » conclut Fabien.

La Rédaction

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