4 Français sur 10 pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années

 

  • 38 % des salariés français pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années.
  • L’inquiétude est au plus haut parmi les plus jeunes (42 %) et les salariés des services financiers (52 %)
  • Cependant, moins de la moitié (47 %) des entreprises se prépare pour se transformer et améliorer les compétences de leurs collaborateurs

D’après l’étude Workforce View in Europe menée par ADP, le leader mondial des solutions de Ressources Humaines, auprès de plus de 1 300 actifs en France et 9 908 en Europe, près de quatre salariés français sur dix (38 %) pensent que leur emploi sera automatisé dans les 15 prochaines années. Les résultats révèlent que seulement 4 % des travailleurs pensent qu’un robot prendra leur emploi dans les 12 prochains mois, mais ce pourcentage monte à 11 % si on se projette à deux ans. . Par ailleurs, 22 % estiment que l’automatisation de leur emploi interviendra dans les cinq ans, compte tenu des progrès des intelligences artificielles et de la robotique. (Voir Graphique 1 pour plus de détails).

Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et Suisse commente : « La perception de l’automatisation dans le monde du travail a évoluée et n’est plus perçue comme de la science-fiction. D’après l’étude Workforce View 2018 d’ADP, l’automatisation du travail est vue comme une réalité pouvant nous impacter dans les cinq années à venir. Les Intelligences Artificielles et les robots pourraient changer la physionomie du travail comme jamais et il est nécessaire de l’anticiper. »

 

Où l’automatisation aura-t-elle le plus d’impact ?

Les inquiétudes sont les plus fortes parmi les plus jeunes, avec 42 % des 16 à 34 ans redoutant de voir leur emploi automatisé au cours des dix prochaines années, et 40 % des 35 et 44 ans partagent le même sentiment. Cela contraste avec un peu plus d’un quart (28 %) des personnes de plus de 55 ans qui s’inquiètent d’une automatisation au cours des dix prochaines années. Cette différence s’explique sans doute par la perspective d’un départ à la retraite qu’elles espèrent intervenir avant.

Les salariés de certaines branches s’inquiètent plus que d’autres : 52 % des employés des services financiers craignent de voir leur emploi remplacé au cours de la décennie à venir, tout comme 46 % des salariés des secteurs vente & loisirs et 41% de ceux de l’informatique et des télécommunications. Le contraste par rapport à d’autres secteurs est saisissant, avec 27 % dans l’éducation et 29 % dans le commerce et le marketing qui s’attendent à une automatisation de leurs métiers. Pour les différences notables entre les pays européens voir graphique 2.

 

La course à la requalification

En dépit de cette révolution annoncée, de nombreuses organisations n’anticipent pas l’impact de l’automatisation sur les compétences et les emplois. Plus de la moitié des répondants (53 %) déclarent que leur employeur ne semble prendre aucune mesure visant à les former et préparer la reconversion de ses salariés. Ce constat place aussi bien les salariés que leurs employeurs en situation de risque avec potentiellement la disparition de nombreux emplois et une absence des compétences qui seront de plus en plus demandées sur le marché de l’emploi transformé par la technologie.

Carlos Fontelas de Carvalho, poursuit : « Les employeurs doivent commencer à se préparer maintenant, en se demandant quelles parties de leur organisation et quels rôles sont les plus susceptibles d’être automatisés. Ils doivent s’interroger également sur l’évolution des compétences de leurs salariés afin de garantir leur employabilité tout en répondant aux besoins futurs de l’entreprise. Plus de robots sur les lieux de travail ne veut pas dire que l’être humain devient obsolète ! De nombreux nouveaux emplois vont apparaître ou évoluer et surtout le développement des talents et des compétences va considérablement s’accélérer.  En commençant à anticiper dès maintenant, les entreprises seront aussi prêtes que possible pour travailler de concert avec les machines le jour où le phénomène de l’automatisation s’imposera et, dans tous les cas, auront des collaborateurs mieux formés, plus agiles et plus performants. »

 

A propos de l’étude :

L’étude « The Workforce View in Europe in 2018 » explore l’état d’esprit et les opinions des collaborateurs vis-à-vis de l’avenir du travail. Elle a été menée par l’agence indépendante Opinion Matters, pour le compte d’ADP. L’échantillon était composé de 9 908 adultes actifs dans 8 pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse.

 

A propos d’ADP :

De puissantes technologies avec une touche d’humanité. Les entreprises du monde entier, quel que soit leur secteur ou leur taille, tirent parti des solutions basées sur le Cloud et des connaissances des experts d’ADP, afin de les aider à libérer le potentiel de leurs collaborateurs. Ressources humaines, gestion des temps et des activités, paie, conformité : travaillons ensemble pour construire une meilleure performance collective.

La Rédaction

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