Reconversion : les erreurs à éviter pour ne pas se planter

Se lancer dans une reconversion, c’est bien, même très bien quand on ne se sent plus en phase avec son job. Mais ne pas y réfléchir un minimum avant, c’est un vrai risque que votre projet n’aboutisse pas. En effet, redonner un coup de boost à sa carrière ne se fait pas en un jour et demande une réelle réflexion et du temps. Voici 8 erreurs à éviter dans une reconversion pour ne pas se planter.

Erreur n°1 : la précipitation

Allez plus vite que la musique, voilà bien l’une des erreurs à éviter pour ne pas se planter lorsque l’on veut se reconvertir. Avant de dire bye bye à votre boss et de risquer une nouvelle déception professionnelle, il est important de bien réfléchir à ce que vous voulez faire. Et pour obtenir des réponses, il faut vous poser les bonnes questions : pourquoi je veux changer de métier ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Qu’est-ce que je ne veux plus ? Toute une réflexion dont l’objectif est de mettre en lumière vos besoins afin de ne pas rater votre reconversion. Un seul mot d’ordre donc : prendre le temps de bien réfléchir à son nouveau projet professionnel et de vérifier sa cohérence avec vos aspirations.

Erreur n°2 : avoir peur de l’échec

L’échec ou la hantise de celles et ceux qui souhaitent se lancer dans un nouveau challenge comme la reconversion professionnelle. Peur de choisir le mauvais métier, de ne pas y arriver ou d’être finalement déçu sont autant de freins pour renoncer. Mais la vie n’est-elle pas faite d’obstacles à surmonter et de peurs à affronter ? Ne dit-on pas que l’échec mène à la réussite ? C’est ce que nous avons vécu dès la naissance : apprendre à marcher, tomber, se relever, recommencer et ainsi de suite. Et des exemples de ce genre, il n’y en a pas qu’un seul. Pourquoi existerait-il une exception pour le monde du travail ?

Alors oui, les enjeux sont différents lorsque l’on est adulte, c’est vrai. La seule vraie déception est quand même de ne pas essayer, non ? Pour aller au-delà de cette peur de l’échec, il faut en comprendre les raisons. Ensuite, vous serez capable de lever les barrières et de foncer… mais sans précipitation ! (cf. erreur n°1)

Erreur n°3 : quitter son job sur un coup de tête

Qui n’a pas eu un jour envie de quitter son job sur un coup de tête ? Désaccord avec son boss, mauvaise ambiance au sein du service ou encore lassitude poussent certains à partir sans réfléchir. Et c’est là, l’une des grosses erreurs à éviter pour ne pas se planter dans sa reconversion. En effet, la période de soulagement fait vite place à une période de doutes. Eh oui, vous n’avez pas songé à un plan B et vous ne savez pas quoi faire maintenant. Et comment justifier ce départ auprès d’autres recruteurs ? Impossible de dire « j’en avais marre ». En plus, si vous démissionnez sur un coup de tête, vous ne percevrez pas d’allocations chômage. Comment allez-vous pouvoir vous concentrer sur une reconversion si, à côté, vous êtes en stress pour subvenir à vos besoins ?

Même si c’est laborieux au travail, prenez votre mal en patience et octroyez-vous le temps nécessaire pour poser les fondations de votre projet. Seulement après, vous pourrez vous lancer dans votre reconversion.

Erreur n°4 : ne pas planifier les étapes de sa reconversion

Dans une reconversion, il faut impérativement se fixer des objectifs et planifier des étapes. Cela permet d’avancer pas à pas et surtout de ne rien oublier. En plus, c’est un moyen de se rassurer, car tout est cadré et vous ne risquez pas de vous éparpiller à droite et à gauche et de ne plus savoir où vous en êtes.

Exemple de planification : faire un état des lieux de ses envies et de ses motivations ; rencontrer des professionnels ; réaliser un bilan de compétences ; se former… À chacun de planifier sa reconversion selon ses objectifs.

Erreur n°5 : laisser l’avis des autres prendre le dessus sur votre décision

« Quoi ? Tu as décidé de plaquer ton job hyper-bien-payé-qui-te-permet-de-faire-des-voyages-de-fou pour devenir… pizzaiolo ? » « Et ton CDI ? » « J’ai fait le même boulot toute ma vie et j’en suis pas mort » « J’ai l’ami d’un ami de la voisine du cousin du kiné de ta tante qui m’a dit que c’était pas une bonne idée ».

Des clichés ? Eh bien non ! Ce sont réellement des phrases que l’on entend de la part de son entourage perso et pro lorsque l’on annonce que l’on souhaite se reconvertir. Entre les parents qui s’inquiètent, le tonton qui connaît tout sur tout et les collègues septiques (jaloux ?), l’une des erreurs à éviter dans sa reconversion est d’écouter cette avalanche de défaitisme. Si vous croyez en votre projet et en votre réussite, alors faites fi de leurs paroles et de leurs doutes. Préservez avant tout votre optimisme et votre motivation.

Erreur n°6 : zapper la partie recherche d’infos sur son nouveau métier

Ce n’est pas parce qu’un métier vous a tapé dans l’œil que vous devez foncer tête baissée. On a souvent tendance à idéaliser certaines professions, mais n’oubliez pas que derrière une belle façade, il y a parfois de mauvaises surprises. Pour ne pas se planter dans votre reconversion, il faut impérativement effectuer un minimum de recherches sur le métier qui vous intéresse. Formation, débouchés, conditions de travail, rémunération sont des critères à prendre en compte avant de se lancer dans une reconversion.

Poussez votre curiosité un peu plus loin en allant à la rencontre de professionnels directement sur leur lieu de travail. Vous aurez ainsi une vision objective du métier.

Erreur n°7 : une formation ? Mais pour quoi faire ?

Voilà peut-être l’une des premières erreurs à éviter dans sa reconversion : sauter la case formation. Ce n’est pas parce que vous pouvez faire un transfert d’une partie de vos compétences et/ou de vos soft skills, que vous êtes apte à exercer correctement un autre métier. La solution ? Se former ! Vous bénéficierez de cours théoriques et de cours pratiques vous permettant d’acquérir les bases nécessaires pour décrocher un premier poste. Et puis, obtenir un diplôme montre votre implication et votre détermination à réussir dans votre nouvelle voie ; un vrai plus pour les recruteurs qui ne se diront pas que vous êtes arrivé là par hasard.

Dernier point : pensez au CPF, le compte personnel de formation. C’est un dispositif qui permet de financer des actions de formation. Chaque actif, en activité ou au chômage, possède un compte personnel crédité chaque année d’un certain montant (500 ou 800 euros). Renseignez-vous !

Erreur n°8 : s’imaginer que l’aide d’un pro n’est pas utile dans une reconversion

Dernière erreur de notre liste à éviter pour ne pas se planter, penser qu’un professionnel ne vous sera d’aucune aide dans votre reconversion. Il est difficile d’être totalement objectif avec soi-même et même si vous êtes le/la meilleur(e) selon mamie, il est intéressant d’être vu par un œil extérieur. L’objectivité d’un conseiller ou d’un coach ainsi que son expertise vous permettront de prendre conscience de vos atouts et de vos faiblesses et de les exploiter pour mettre en place votre projet.

Que ce soit dans le cadre d’un coaching de vie professionnelle ou d’un bilan de compétences, un professionnel vous donnera les clés pour réussir votre reconversion.