Est-il possible de négocier son 1er salaire ?

D’ici quelques mois, une nouvelle vague de jeunes diplômés viendra investir le marché de l’emploi. Et dans le cadre de la recherche d’un premier poste, une question revient en boucle : “ai-je le droit de négocier mon salaire, ou est-ce que je risque de braquer mon recruteur ?”

#1 – Penser « fourchette salariale » plutôt que montant précis

Voici certainement l’erreur la plus commune des jeunes candidats : demander un montant précis et figé. Il est préférable de proposer une fourchette de salaire, exprimée en brut annuel. Cette approche permet d’engager une négociation ouverte et d’apporter de la souplesse du côté de l’employeur.

Au-delà d’un salaire, il faut garder à l’esprit que l’on négocie également un « package », dans lequel entrent potentiellement d’autres composantes : une part de variable (dans le cas des commerciaux par exemple), un treizième mois, des primes, participations et intéressements, une voiture de fonction, etc. Autant d’éléments annexes de rémunération qu’il est essentiel d’intégrer à sa réflexion.

#2 – S’affranchir des grilles de rémunérations des écoles

L’entrée dans le monde du travail peut s’accompagner d’une certaine déception quand le premier salaire n’est pas à la hauteur des rémunérations avancées par les écoles pour un diplôme donné. Pour attirer les étudiants, il arrive en effet que certaines écoles « gonflent » le niveau de rémunération associé aux diplômes délivrés.

Pour avoir une idée réaliste des salaires pratiqués, il est important de se renseigner sur les tendances de recrutement propres à sa compétence et au secteur d’activité que l’on intègre. Comment ? En consultant des études de rémunérations ou en se rapprochant du réseau des anciens étudiants de son école notamment.

#3 – Mettre en avant tous ses atouts, surtout comportementaux

Savoir estimer sa contribution pour l’entreprise est un second impératif pour réussir sa négociation salariale. Il s’agira de dresser un inventaire pour démontrer que son profil correspond aux attentes du recruteur et peut apporter une réelle valeur ajoutée.

Même dans le cadre d’une première embauche,  chacun dispose d’atouts à valoriser : compétences techniques (langues, informatique, etc.), formation, stages, période d’apprentissage, implication dans une association, ou encore pratique d’une activité sportive ou artistique.

Il est aujourd’hui essentiel de valoriser ses compétences comportementales (soft skills) au même titre que ses connaissances théoriques ou compétences techniques, car les recruteurs sont désormais à la recherche de potentiels et de personnalités avec lesquelles construire un projet de carrière, et qui se reconnaitront dans la culture et les valeurs de l’entreprise.

« Négocier son premier salaire est non seulement possible mais aussi vivement recommandé car il est important de démarrer sa carrière sur de bonnes bases. C’est un exercice qui ne laisse pas de place à l’improvisation et qui doit s’appuyer sur des arguments rationnels et précis. Un jeune diplômé devra s’informer auprès de son réseau, et se renseigner sur les tendances du marché de l’emploi pour évaluer au mieux les salaires pratiqués à l’embauche dans son domaine de spécialité ».

Antoine Lecoq, Managing Director chez Page Personnel.
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