Un salarié heureux est 30 % plus productif

Le bonheur en entreprise est une donnée que les managers – et les ressources humaines – commencent à prendre au sérieux. Car il a une réelle incidence sur la productivité. Faire plaisir aux employés, c’est rentable.

A l’heure où la peur monte dans la société, 38 % des salariés ont peur du chômage selon un sondage Opinion way, plus de 3 millions de salariés sont en situation de mal-être en entreprise. Une question que les ressources humaines doivent prendre à bras-le-corps. En effet, selon Samuel Metias, fondateur de la start-up Comeet et de la HappyTech, une association de start-up dédiée au bien-être en entreprise : « un salarié heureux – ils sont seulement 13 % en France- est 30 % plus productif qu’un salarié désengagé car six fois moins absent. Si on extrapole les chiffres, le coût pour l’économie française de collaborateurs désengagés s’élève à 230 millions d’euros par an*. » Ca vaut donc le coup d’investir dans le bien-être des collaborateurs.

 

Attention aux mesures cosmétiques

Mais il ne suffit pas d’installer une plante verte et une machine à café pour résoudre les problèmes de mal-être au travail. « On peut avoir un super baby-foot dans la cafétéria, si personne ne l’utilise, ça ne sert à rien. Il faut créer du lien. Quand on travaille avec des gens avec qui on se sent bien, on a la niaque quand on va travailler. » souligne encore le start-uper. Et l’on voit apparaître de nouveaux métiers spécialisés dans ce domaine.

 

CHO : un nouveau métier RH

Pour y parvenir, certains ont initié un nouveau métier. Le CHO… Chief Happiness Officer. Un « médiateur de bonheur en entreprise » en quelque sorte. Cette fonction est née chez Google, dans les années 2000. C’est Chade-Meng Tan qui a créé cette fonction. Il s’agit de prendre soin des autres employés et de mettre une pincée de bienveillance dans le management pour être plus performant.

En France, on compterait entre 100 et 200 CHO, essentiellement dans les start-up. Selon une étude de la Fabrique Spinoza, les profils de CHO proviennent des ressources humaines, de la communication, de l’événementiel et du management… Un métier encore balbutiant en France : il existe quelques formations pour devenir CHO, mais elles ne sont ni qualifiantes ni diplômantes. Certaines, comme celle d’Arnaud Collery ou de la Fabrique Spinoza, peuvent être de bons outils de reconversion pour des employés des ressources humaines ou de la communication avec une bonne expérience et des aptitudes.

 

*Chiffres issus de la HappyTech, Cabinet Happy-Performance, Gallup, Willis Towers Watson, CRHA, CISCO, Officevibe, Globoforce, Steelcase, ManoMano, howdoibeconea.net, Comeet, Talentsoft et IBET© 2017, Groupe APICIL et cabinet Mozart Consulting

Myriam Tricoci

Myriam Robert, journaliste depuis une vingtaine d'années, aborde l'actualité avec curiosité. Elle travaille pour la presse grand public et pour des revues spécialisées.
Myriam Tricoci
Myriam Tricoci

Myriam Tricoci

Myriam Robert, journaliste depuis une vingtaine d'années, aborde l'actualité avec curiosité. Elle travaille pour la presse grand public et pour des revues spécialisées.

2 pensées sur “Un salarié heureux est 30 % plus productif

  • Avatar
    21 juin 2018 à 10 h 41 min
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    Je ne comprend pas d’ou sort le chiffre de « 30 fois plus productif » ? Dans l’article on parle juste de 30% plus productif… Pour vous 30% plus productif = 30 fois plus productif ?

  • Avatar
    22 juin 2018 à 16 h 55 min
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    Bonjour, merci pour votre retour, il s’agit d’une erreur de notre part, nous venons de modifier le titre. Bonne journée à vous, l’équipe HR Voice

Commentaires fermés.