Rapport Lecocq : la révolution culturelle de la prévention santé au travail

En septembre 2017, Emmanuel Macron et Muriel Pénicaud décidaient de faire de Paris la capitale mondiale du bien-être au travail en s’appuyant sur l’écosystème start-up. Aujourd’hui, le rapport de la Députée de La République en marche (LREM) Charlotte Lecocq, intitulé « Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée », élargit la réflexion sur les conditions de travail en posant les bases d’un nouveau système de prévention des risques professionnels. Ce projet d’envergure politique révèle un vrai changement de paradigme : la reconnaissance de la santé au travail comme composante essentielle de la santé de l’entreprise.

 

Voici deux axes de réflexion majeurs mis en lumière au travers des 16 recommandations du rapport :

1. Aujourd’hui, l’enjeu principal est de faire émerger une nouvelle culture de la prévention de la santé au travail : il s’agit de sortir de l’approche « sanction » pour aller vers une démarche de prise en charge plus positive, individuelle et durable.

2. Ce changement ne peut se faire sans la mise à disposition d’une offre accessible, innovante et pluridisciplinaire capable d’adresser les nouveaux enjeux de santé liés au travail : RPS, TMS, burn-out… A noter que 3,2 millions de salariés actifs, soit 15 % de la population active*, présenteraient un risque élevé de burn-out.

 

Le foisonnement d’innovations autour du bien-être et de la santé participent activement à ce tournant en apportant des méthodologies novatrices et des solutions à la fois simplifiées : plan d’actions QVT, ateliers sur la santé, bien-être, activités sportives… Au-delà de ces moyens, pour qu’une nouvelle approche de la santé au travail s’installe durablement dans la culture d’entreprise, il faut créer une synergie durable entre le collectif et l’individuel :

1. La Direction doit donner une impulsion globale pour promouvoir la santé au travail en s’appuyant sur un cadre et des moyens.

2. Les salariés, individuellement, doivent également s’approprier la gestion de leur propre santé au travail.

 

Cette acculturation ne peut se faire sans proposer des solutions attractives et innovantes… mais aussi économiquement efficaces telle que l’introduction du sport au travail (salles et cours de sport internes, mise à disposition d’une carte d’accès multi-salles…).

Des récentes études ont montré que si un employé pratique une activité sportive régulière, l’entreprise économisera 6 à 9% sur les frais de santé annuels de cette personne**.

Bien sûr, la prévention ne peut se réduire à une solution unique car c’est une démarche sur-mesure et contextuelle. La France doit être fière de cette démarche politique, économique et sociale qui place, enfin, l’humain au centre des attentions.

 

Sources

*Selon une étude du cabinet Technologia, agréée par la rue de Grenelle, 3,2 millions de salariés actifs* soit 15 % de la population active présenteraient un risque élevé de burn-out.

**Cabinet Goodwill management pour le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français) et le MEDEF, 2015

Sébastien Bequart

Sébastien Bequart

CEO et co-fondateur chez Gymlib
Sébastien Bequart

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