Comment gérer l’état émotionnel des collaborateurs et continuer à garantir le meilleur environnement de travail possible ?

Souvent associé au mois de janvier, le Blue Monday renvoie à un état de déprime prenant en considération divers éléments tels le climat, les dettes, le temps écoulé depuis Noël et le faible niveau de motivation. En ces temps particuliers de distanciation sociale en raison de la crise sanitaire, le Blue Monday prend une tout autre dimension. 

En 2021, il se peut que nous ayons été confrontés à notre lundi le plus blues à ce jour. La pandémie a laissé peu de répit à la population de la planète l’année dernière. Les entreprises sont passées en mode survie et ont dû demander beaucoup à leurs collaborateurs. Alors que ces défis semblent destinés à se poursuivre en 2021, les dirigeants d’entreprise sont confrontés à une baisse du moral des employés sur une plus longue période que d’habitude. 

Les entreprises ont déjà compris qu’elles doivent continuer à prendre soin des besoins émotionnels, financiers et motivationnels de leurs collaborateurs. Dès lors, comment faire pour insuffler un nouvel élan et aider les équipes à voir le verre à moitié plein en ce début d’année ? 

L’approche personnalisée

La responsabilité de créer une expérience productive et heureuse pour les employés ne devrait pas reposer uniquement sur les épaules des RH. 

Et pourtant, il est clair que leur rôle est essentiel dans cette opération. Les ressources humaines ont développé des compétences en termes d’écoute des employés, de suivi de leurs ressentis, et, par ailleurs, partagent des idées et recommandent des approches à la direction de l’entreprise. Ce, en poursuivant un objectif clair : garantir les meilleures expériences de travail, la meilleure productivité et le meilleur rendement possibles. En soi, ce n’est pas une mince affaire ! 

Chaque collaborateur a ses besoins, ses priorités et ses objectifs personnels. Une approche globale  où chacun reçoit la même base d’attention, ne convient pas pour répondre à la multiplicité des besoins. Il n’y a pas de solution unique, et les premiers symptômes de l’insatisfaction au travail se manifestent souvent par la perte des meilleurs talents. Pour cette raison, une approche agile sur l’adaptation des programmes d’accompagnement proposés, la compréhension des besoins en profondeur, mais également le maintien d’une relation étroite et consultative avec la direction de l’entreprise est clé.  

Les employés ne sont jamais statiques ; leurs besoins et leurs envies changent avec les saisons et reflètent leur environnement. L’impact du « coup de déprime » cette année a été amplifié par les difficultés liées à la pandémie, et les équipes RH devront être particulièrement sensibilisées à des facteurs tels que la santé mentale et les éventuels problèmes financiers des collaborateurs. Ces données nouvelles liées à l’environnement sanitaire pourront avoir plusieurs conséquences possibles et se décliner sous forme de demandes plus nombreuses d’avances sur salaires, ou de demandes de soutien psychologique. Sur ces sujets les entreprises auront un positionnement à adopter, empreint de souplesse et de compréhension. 

La solution se trouve dans les données 

Atteindre ce niveau de compréhension des besoins des employés implique de pouvoir accéder facilement aux données de l’ensemble de l’entreprise. Pour un professionnel des RH la question de l’accès aux coordonnées d’urgence d’un employé, de son dossier personnel, ou de sa dernière évaluation en date, en un lieu virtuel unique & centralisé est une question majeure. Or, cela peut s’avérer difficile lorsque ces informations sont dispersées. 

L’un des aspects les plus insidieux du stress ou de la dépression, qu’il s’agisse du Blue Monday ou de toute autre période de l’année, est le silence qui en entoure les manifestations. Peu de salariés osent partager leur état, surtout dans un contexte de télétravail propice aux situations d’isolement. Les seules conséquences visibles peuvent se traduire par une baisse de productivité, et un désengagement. Les encadrants de proximité, et les équipes RH doivent pouvoir détecter des signes faibles de moins en moins perceptibles, en multipliant les approches proactives, basées sur des moments d’écoute et de soutien. 

Cette attention accrue nécessite une sensibilité affichée des services RH, mais également une capacité de traitement d’un certain nombre de données. Comme pour toutes les technologies, il faut définir les critères et cibler le type de données à analyser. Les équipes RH et leur connaissance intrinsèque des métiers et des hommes jouent un rôle majeur dans la détermination de ces critères et des données à sélectionner. Ces dernières doivent pouvoir être analysées et comprises rapidement, au travers d’outils pertinents et adaptés aux situations nouvelles rencontrées, toujours dans l’optique de remettre le bien-être des salariés au centre des préoccupations.

Les outils adaptés au service des RH et des collaborateurs 

Le défi consiste à savoir quels sont les employés les plus en difficulté et nécessitant une attention particulière. Pour relever cette gageure, deux éléments sont nécessaires : une fine compréhension des éléments à mesurer, et une vitesse d’analyse des données recueillies. Nombre d’équipes RH ne disposent pas de ces éléments, ou ne peuvent le faire seules. L’intelligence artificielle et les outils d’apprentissage automatique peuvent répondre à une partie de cette problématique.

L’IA est clairement un atout dans la détection de tendances et de modèles dans des masses de données non utilisables pour l’homme. Grâce à des analyses avancées, les outils d’IA peuvent fournir des prédictions et offrir des recommandations adaptées. Ce type de technologie permet également d’obtenir des indicateurs qui aident les équipes RH à prévenir plutôt que de simplement réagir aux problèmes rencontrés par les collaborateurs dans leur environnement professionnel.

Attention, écoute et compréhension

Le blues du début d’année est un symbole dont la portée doit agir comme un rappel auprès des entreprises : leurs collaborateurs en sont les éléments les plus précieux. Faire le maximum pour qu’ils soient en bonne santé et heureux au travail renforce leur résilience, leur productivité et leur fidélisation. Concrètement, selon une étude Aon de 2018, une augmentation de 5 % de l’engagement des employés entraîne une hausse de 3 % de la croissance des bénéfices. Une approche qui combine l’intégration du cloud et l’analyse par l’IA aidera les RH à obtenir une photographie précise et en temps réel de l’expérience de chaque employé.

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