Intelligence collective, comment mettre en pratique ?

Dans un contexte de transformation, les entreprises cherchent bien sûr à délivrer une meilleure expérience client, à augmenter la productivité ou à dégager plus de profits. Mais comment y arriver ? Faire travailler les talents (tous les talents !) ensemble fait clairement partie de l’équation. En posant le sujet autrement, les entreprises veulent générer de l’intelligence collective, un concept pas forcément nouveau mais remis au goût du jour par les modèles collaboratifs des start-up.

 

Une définition simple de l’intelligence collaborative : les individus travaillent ensemble pour être plus créatifs et efficaces ! Pourquoi ? En confrontant les univers, les sensibilités et les expertises, les échanges sont plus riches et donc les solutions trouvées plus originales et souvent créatrices de valeurs ! Une idée fondamentale est de casser les barrières pour réunir les personnes (logique du mode projet où les métiers collaborent et ne travaillent plus les uns après les autres). L’autre idée est celle du partage : si l’on veut recevoir, il faut donner !

 

L’esprit de coopétition

« Au sein du Lab RH, nous prônons le concept d’intelligence collective puisque notre association en est issue. En effet, elle a été fondée par deux start-up concurrentes (sur le marché du recrutement) avec la conviction qu’il vaut mieux être plusieurs que seul ! » explique Alexandre Stourbe, coordinateur général chez Le Lab RH. Par la suite, le Lab RH a diffusé cet esprit de coopétition, qui a notamment abouti à HR Connect, une marketplace de l’innovation RH développé par le Lab RH et Talentsoft. « Talentsoft a accepté dès le début de financer cette initiative (HR Connect) qui sera utilisable par les éditeurs concurrents. Autre exemple : avec BPI Group, partenaire stratégique du Lab RH, nous avons posé au lancement de notre partenariat un cadre de travail. Depuis, notre écosystème comme celui de BPI group a évolué. En fonction des opportunités et des synergies possibles, nous n’hésitons pas à revisiter notre modèle de collaboration sur la base de valeurs partagées.»

 

Concrètement, quels dispositifs ?

Nouvelles approches managériales, plus inclusives : travailler avec tout un écosystème et associer les acteurs dès le début du projet. Favoriser la circulation des informations. Adopter des outils collaboratifs comme Trello ou Slack.

On retrouve également les ateliers de design thinking qui vont réunir des collaborateurs issus de différents métiers autour d’une même problématique. Différentes étapes sont prévues pour libérer au maximum la capacité créatrice et l’imagination, tout en cadrant suffisamment les échanges afin de générer des résultats concrets.

 

Passer à l’intelligence collective

En premier lieu, il s’agit de faire le diagnostic de l’existant, à savoir déterminer le fonctionnement de l’organisation pour s’approprier les problématiques et commencer à imaginer des solutions. Puis, on va implémenter une méthode (par exemple, la méthode agile) et l’idée est de faire porter des responsabilités sur plusieurs membres qui seront les sponsors de ces nouvelles pratiques.

Autre axe essentiel, « ouvrir les chakras auprès des collaborateurs. Ils doivent être convaincus par l’intelligence collective. On rentre dans une dimension psychologique qui nécessite un débloquage mental » poursuit Alexandre.

Enfin, on retrouve la couche technologique avec de nombreux outils qui favorisent la collaboration, le partage, la communication, l’association et l’innovation.

Romain Giry
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Romain Giry

Journaliste de formation, je me suis progressivement spécialisé dans les domaines RH, marque employeur, formation et éducation.
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